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Publication: L'intégration au Luxembourg. Indicateurs et dynamiques sociales. Parcours de personnes originaires du Cap-Vert et de l'ex-Yougoslavie.
18-03-2011


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Etude disponible
Sur demande auprès du CEFIS


Annick Jacobs (annick.jacobs@cefis.lu)

ou Frédéric Mertz (frederic.mertz@cefis.lu)


Cefis
Cette publication qui est le fruit du projet Intégralux porté par le CEFIS et financé par le Fonds européen d’intégration des ressortissants de pays tiers et l’Office luxembourgeois de l’accueil et de l’intégration, pose un regard neuf sur l’intégration au Luxembourg. Depuis de nombreuses années, ce sujet est débattu, discuté et a été récemment légiféré. Or, il n’a pas encore fait l’objet d’une étude réflexive concentrant dans un seul ouvrage des analyses méthodologiques sur la mesure de l’intégration et les résultats d’une recherche qualitative. Cette publication poursuit un double objectif et de ce fait est divisée en deux parties distinctes mais complémentaires.


Une démarche de réflexion....

La première partie porte sur les indicateurs d’intégration. Il s’agit dans un premier temps de cerner les contours scientifiques et politiques de la notion d’intégration, de comprendre ce que ce « quasi‐concept » recouvre pour pouvoir en parler et le mesurer. Dans un deuxième temps, la question de la « mesure » de l’intégration sera explorée. Peut-on mesurer, quantifier un phénomène social ou bien s’agit-il d’une impossibilité méthodologique ? Enfin, les batteries d’indicateurs proposés par différentes études européennes seront recensées et critiquées pour au final proposer un set provisoire d’indicateurs adaptés à la situation luxembourgeoise, comme par exemple le taux de chômage, les mariages mixtes, les contacts personnels etc... Cette première partie est donc un document d’analyse rigoureuse et d’exploration scientifique de la mesure quantitative de l’intégration, mais elle peut également être considérée comme un document stratégique et politique portant sur l’évaluation de l’intégration au Luxembourg, ses méthodes, ses indicateurs, ses limites, ainsi que l’évaluation des progrès en matière de politique d’intégration.

...sur le quotidien des gens

La deuxième partie constitue le volet « recherche » de ce projet Intégralux. Elle étudie les dynamiques sociales de l’intégration au Luxembourg en utilisant une méthode qualitative. Pour des raisons méthodologiques, le terrain d’analyse a été limité aux deux nationalités les plus importantes parmi les ressortissants de pays tiers : les Capverdiens et les personnes d’ex-Yougoslavie. Pour les mêmes raisons, la recherche s’est également focalisée sur deux espaces différents, en l’occurrence les communes de Wiltz et de Schifflange. En laissant s’exprimer les individus sur leur biographie, leur parcours, l’étude met à jour des domaines d’intégration importants aux yeux des migrants comme l'école, la langue, les associations, ainsi que le « sens » qu’ils donnent à la réalité qui les entoure. Ces résultats apportent une perspective critique sur les indicateurs isolés dans la première partie, ainsi que sur les facteurs classiques de l’intégration considérés généralement comme importants par la société d’accueil. Cette partie est enrichie de données statistiques permettant de situer la population étudiée dans divers domaines ou sphères d’intégration.

Enfin, en conclusion, l'étude propose des recommandations en matière de création d'indicateurs d'intégration, de sa mesure, ainsi que de l’évaluation de l'intégration considérée à la fois sous son aspect politique et légal, ainsi que comme phénomène social.