Le Centre d’Etude et de Formation Interculturelles et Sociales (CEFIS), mandaté par l’Office luxembourgeois de l’accueil et de l’intégration, a présenté ce matin lors d'une conférence de presse, une étude portant à la fois sur le bilan des inscriptions sur les listes électorales, le profil des candidats et élus étrangers ainsi que les pratiques de sensibilisation et actions favorisant l’inscription électorale le bilan ainsi que les bonnes pratiques de sensibilisation.
L’étude montre que 30.937 personnes étrangères se sont inscrites sur les listes électorales, ce qui équivaut à un taux d’inscription de 17%.
28.342 des personnes inscrites sont des ressortissants de l’Union européenne, 2.595 sont issus de pays tiers.
Le taux d’inscription des communautaires est de 18%, celui des non-communautaires est de 11%.
Parmi les communautaires, les Néerlandais (26%) et les Italiens (23%) ont les taux d’inscription les plus élevés, suivis des Allemands (20%), des Belges (20%) et des Portugais (19%).
Parmi les ressortissantes non-communautaires, le taux d’inscription des Monténégrins est de 25%, celui des Bosniaques de 18%.
Par comparaison, le taux d’inscription était de 12% aux élections communales de 1999, où seuls les ressortissants communautaires avaient la possibilité de voter, et de 15% aux élections communales de 2005, ouvertes cette fois-ci aux non-communautaires.
Concernant les candidats, 236 candidats sur 3.319 étaient des étrangers, soit 7% du total des candidats.
La plupart des candidats étrangers sont issus de l’U.E. Seulement 11 candidats sont des ressortissants des pays tiers.
17 candidats étrangers ont été élus, soit 1,5% de l’ensemble des candidats. Parmi eux, il n’y a pas de non-communautaires.
L’étude analyse en outre les actions de mobilisation dans les communes pour la participation aux élections communales du 9 octobre 2011, avec comme objectif de proposer recommandations.
Parmi les actions les plus porteuses en termes de mobilisation pour l’inscription, on retrouve notamment les initiatives personnalisées, les lettres, les démarches au domicile et l’information au cas par cas à la maison communale. Celles-ci sont encore plus efficaces si elles tiennent compte de la diversité des langues au sein de la population.